En Suéde procès des quatre responsables présumés de The Pirate Bay
Publié par univer629 dans Informatique et Internet, tags: affaire, bay c, blague, circulation, columbia pictures, communiqué, cult, euros, fr, john kennedy, loi sur le copyright, million, musique des films, nuance, pirate bay, pirates, sony, sony bmg, source, télécharger gratuitement de la musique, warner brosIl s’ouvre aujourd’hui en Suède le procès de quatre responsables présumés du site The Pirate Bay. Qu’ont-il fait ? Il on contrevenu à la loi sur le copyright en aidant les internautes à télécharger gratuitement de la musique, des films et des jeux vidéos. Et pour eux, il n’y a là rien d’illégal…
On n’est pas hors la loi explique les deux fondateurs, on ne fait rien d’illégal. C’est vrai a priori, The Pirate Bay ne met pas en circulation des fichiers téléchargés illégalement, il aide juste les internautes à les trouver et à les télécharger. Nuance !
Et c’est à un véritable jeu du chat et de la souris que se livrent la justice, les plaignants et les fondateurs de The Pirate Bay. Les prévenus ont encore affirmé hier que jamais on ne parviendra à fermer leur site même s’ils sont reconnus coupables. Ils ont dans le monde plus de 20 millions d’utilisateurs qui se servent de The Pirate Bay et de la technologie Bittorrent pour télécharger des œuvres théoriquement protégées par le copyright.
Je dis théoriquement parce que Pirate Bay, c’est pire qu’un paradis fiscal. En 2006, la justice suédoise était parvenue à fermer le site mais quelques jours plus tard il a ré-ouvert grâce à des serveurs répartis dans d’autre pays. The Pirate Bay se déplace ainsi sur la grande mer d’internet, un peu comme un vaisseau fantôme insubmersible.
En face d’eux les pirates ont des plaignants très remontés qui leurs réclament l’équivalent de 11 millions d’euros pour le manque à gagner. Parmi eux, Warner Bros, Sony BMG, Universal ou Columbia Pictures. Mais celui qu’on entend le plus c’est John Kennedy, ce n’est pas une blague. John Kennedy c’est le président de la fédération internationale de l’industrie pornographique. Dans un communiqué récent ce professionnel du X estime que l’affaire Pirate Bay a trait à la protection des artistes et que ce site a nui à de nombreux créateurs.
Face aux multinationales de la culture, les prévenus sont d’une sérénité absolue. Ils assurent qu’ils ne verseront pas un centime et que si jamais le site venait à fermer une deuxième fois, il sera ré-ouvert ailleurs. Et puis ils déclaraient il y a trois jours à la télévision que The Pirate Bay ne volent pas les fichiers, il les partage certifiant qu’ils ne font donc rien d’illégal. Voilà qui prouve au moins que le débat sur le piratage en ligne n’est pas seulement technique, il est également sémantique !
Source : http://www.france-info.com/spip.php?article253532&theme=81&sous_theme=113

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